Le PRG va déposer une proposition de loi pour l'organisation de primaires
PARIS, 15 fév 2006 (AFP)
Le Parti radical de gauche (PRG) va déposer mercredi une proposition de loi à l'Assemblée nationale et au Sénat portant sur l'organisation de primaires par les partis politiques en vue de l'élection présidentielle, a annoncé son président Jean-Michel Baylet. La proposition, qui s'inspire de ce qui s'est fait en Italie pour désigner le chef de file de la gauche pour les législatives d'avril 2006, sera déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale par Roger-Gérard Schwartzenberg, député du Val-de-Marne, et au Sénat par M. Baylet, sénateur du Tarn-et-Garonne.
Le PRG espère que le groupe socialiste inscrira cette proposition dans une niche parlementaire, pour qu'elle soit discutée en séance.
Le PRG prend ainsi "l'initiative politique" pour éviter une réédition du scénario de 2002 où la multiplication des candidats avait contribué à l'élimination de la gauche du deuxième tour au profit de l'extrême droite, a souligné M. Baylet, lors d'un point de presse.
L'initiative vise à fournir "un cadre législatif" à l'organisation de primaires, à gauche comme à droite, a précisé M. Schwartzenberg, auteur du texte. Leur tenue reste "facultative et non obligatoire", ajoute-t-il.
L'un des avantages de fixer un cadre législatif aux primaires "est de régler le problème du financement" de l'opération, a expliqué M. Schwartzenberg. Selon sa proposition, "l'Etat prendrait en charge le coût de l'organisation des opérations de vote".
Le PRG va proposer aux autres formations de gauche (PS, PCF, Verts) de "co-signer cette proposition de loi", a souligné M. Baylet qui va aussi demander que le sujet soit inscrit à l'ordre du jour du "Comité de liaison", créé la semaine dernière par le Sommet de la gauche en vue des échéances de 2007.
Parallèlement, le PRG va lancer une "pétition citoyenne pour recueillir le soutien de la population" à sa proposition, a ajouté M. Baylet.
La pétition sera aussi un moyen de pression sur "les états-major" des partis de gauche, selon M. Baylet, alors que certains comme le PCF se sont dits hostiles aux primaires, tandis que d'autres comme les Verts ont déjà cinq candidats à l'investiture de leur parti.
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