Un groupe PS-PRG-MRC et élus d'Outre-Mer à l'Assemblée Nationale

Publié le par PRG 78

François Hollande, premier secrétaire du PS, a annoncé la constitution d’un "grand groupe" parlementaire "de 200 à 205" membres à l'Assemblée, afin de "porter la voix de tous ceux qui sont dans l'opposition".
 
Le premier secrétaire du PS François Hollande a annoncé mardi 26 juin la constitution d'un "grand groupe" parlementaire "de 200 à 205" membres à l'Assemblée nationale, rassemblant les députés socialistes, radicaux de gauche, divers gauche d'Outre-Mer et un élu chevènementiste. Dans la précédente législature, la plupart des élus PRG étaient apparentés au groupe PS. "C'est un groupe socialiste qui a su s'ouvrir aux radicaux de gauche et à beaucoup d'élus d'Outre-Mer. Il y a aussi un député de Jean-Pierre Chevènement. Ce groupe fera entre 200 et 205 députés, ce qui est quand même considérable", a affirmé François Hollande, dans les couloirs de l'Assemblée.
 
"Préparer l'alternance"
 
Selon le numéro un du PS, l'alliance avec les élus du PRG "n'est pas un rapport de simple adhésion, mais de coopération politique où les radicaux peuvent prendre toute leur place, dans un rapport de confiance mais aussi avec leur identité". "Je veux que ce groupe soit le grand groupe, capable de porter la voix de tous ceux qui sont dans l'opposition mais veulent faire un travail utile pour les Français et préparer l'alternance", a déclaré François Hollande. Le président du PRG, le sénateur Jean-Michel Baylet, était à ses côtés. Il s'est félicité de cet accord, y voyant "le signe qu'il y a une opposition forte, rassembleuse, à l'Assemblée". "L'UMP voulait être écrasante et elle a trouvé, grâce aux électeurs le 17 juin mais aussi grâce au rassemblement que nous avons été capables d'opérer, une opposition ferme", a-t-il ajouté.
 
"Liberté de parole et de vote"
 
Jean-Michel Baylet s'est aussi réjoui de cet accord. "Les radicaux souhaitaient un groupe autonome, nous n'avons pas réussi, même en élargissant aux Verts et à l'Outre-mer. A partir de là, nous avons choisi l'accord avec les socialistes", a-t-il déclaré. "Les radicaux ont leur propre autonomie, leur propre existence, au sein du groupe socialiste. Nous avons un vice-président de groupe, nous serons membres du Bureau de l'Assemblée, nous aurons toute liberté de parole et de vote. C'est la reconnaissance du radicalisme au sein du groupe socialiste", a-t-il poursuivi.

Publié dans Législatives 2007

Commenter cet article