Rentrée scolaire 2006-2007

Publié le par PRG 78

La rentrée scolaire 2006-2007, qui a lieu lundi 4 septembre pour la plupart des élèves, certains ayant recommencé plus tôt pour cause de semaine de quatre jours, se fera entre réformes et mécontentements.
 
Pour ce qui est des réformes, le ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, en a présenté les grandes lignes jeudi 31 août, veille de la rentrée des professeurs. Les principales mesures consistent à mettre en place la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école établie par le ministre précédent, François Fillon.

Les mesures prises sont les suivantes : la définition d’un socle commun, c'est-à-dire un certain nombres de compétences que l’élève doit acquérir durant la partie obligatoire de sa scolarité ; un soutien personnalisé pour les élèves en difficulté ; la relance de l’éducation prioritaire pour concentrer les moyens sur les établissements les plus démunis, ainsi que la mise en place de l’apprentissage junior, annonce de Dominique de Villepin durant la crise des banlieues, qui consiste à s’orienter vers une formation professionnelle dès l’âge de 14 ans.

D’autres réformes son également prévues pour cette rentrée, telles que la note de vie scolaire ou la découverte professionnelle, permettant aux élèves d'appréhender différents métiers, mais déjà les syndicats dénoncent le manque de moyens pour la réalisation de ces mesures, ainsi que les suppressions de postes dans l’éducation nationale.

Ces suppressions de postes, 1383 dans le second degré, sont en partie compensées par la création de 1000 postes dans le premier degré. Et ceux «afin de tenir compte des évolutions démographiques», affirme le ministère de l’Éducation nationale.

Cela ne semble pas convenir aux syndicats. Les cinq fédérations enseignantes (FSU, SGEN-CFDT, UNSA - Education, FERC-CGT et FAEN) appellent à une journée nationale de grève, le 28 septembre prochain.

Un classement contesté

Gilles de Robien a pourtant pronostiqué une rentrée scolaire «tout à fait satisfaisante» et ceux malgré la publication, par l’hebdomadaire Le Point, d’un classement des établissements les plus violents.

Ce classement, qui a été condamné par les professeurs et dont le ministre doute de la pertinence, recense les 450 lycées et collèges où les actes de violences ont été les plus nombreux. C'est le collège Condorcet, à Nîmes, qui arrive en tête avec 285 actes l'année dernière. Gilles de Robien s'y est d'ailleurs rendu vendredi 1er septembre pour soutenir l'établissement.

Publié dans Maurepas

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