Mercredi 19 juillet 2006
PARIS, 12 juil 2006 (AFP) 
 
Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), a affirmé mercredi que son parti renoncerait à présenter un candidat à la présidentielle de 2007 si le PS trouvait une formule pour "rassembler la gauche".
 
"Il est légitime que dans une élection présidentielle, qui est une élection majeure, nous nous battions sous notre propre drapeau et portions nos propres valeurs", a affirmé Baylet sur la chaîne LCI, en rappelant que son parti disposait de plusieurs présidentiables: Christiane Taubira (candidate en 2002), l'ancien ministre Bernard Tapie ou encore lui-même.
 
Mais, a-t-il ajouté, si avec le Parti socialiste "on arrive à trouver une formule pour rassembler, il est très possible que nous reconsidérions notre position". "La victoire de la gauche et les intérêts de la France passent avant notre propre approche partisane", a réitéré M. Baylet qui a appelé les socialistes à être "moins hégémoniques" et "à prendre des initiatives pour rassembler". La proposition du PRG de primaires à gauche n'a "pas reçu de réponse" du PS, a regretté son président.
 
M. Baylet, qui vient de conclure un accord sur les législatives avec le PS, a souligné qu'il continuait les "discussions" avec les socialistes en vue de 2007, mais, a-t-il prévenu, "le temps presse" et "il faut qu'avant la fin du mois de septembre tout soit bouclé". Il a rappelé que son parti doit décider de sa stratégie présidentielle lors de son Congrès des 22 et 23 octobre. Une candidature commune "devra être portée par une plateforme programmatique qui nous réunirait", a ajouté le président du PRG qui a rappelé ses points de divergences avec le projet du PS: "la renationalisation d'EDF, les 35 heures et la question européenne". "Il faudra que tout le monde fasse des concessions", selon lui.
 
Comme il était interrogé sur la popularité de Ségolène Royal, M. Baylet a souligné que la présidente de Poitou-Charentes "incarne ce qu'attendent les Français" en terme de "renouveau et de féminisation de la vie politique". Mais, "je ne veux pas choisir entre les candidats socialistes", a-t-il lancé.
par PRG 78 publié dans : Présidentielle 2007
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Samedi 15 juillet 2006
Chers Amis Radicaux,

La campagne présidentielle a commencé.
 
Nous n'en sommes pas, quoique nous ayons exprimé notre intention d'y participer. Des principaux candidats déclarés, aucun n'est définitif, les assemblées d'investiture étant prévues pour la plupart au dernier trimestre 2006. Cependant, la voix des partis, se résumant parfois abusivement à celle de leur candidat(e) le (la) plus probable, se fait entendre chaque jour sur des sujets dont l'importance est déterminante pour notre avenir. La France bruisse de récurrences.

En 2002, déjà, nous disions comment la laïcité peut dénouer les tensions entre les aspirations identitaires et l'universalisme républicain, et qu'elle est le meilleur rempart pour éviter que la diversité culturelle, qui donne sa fragrance à la variété des territoires, devienne disparité. Nous disions déjà la violence d'un urbanisme qui a bâclé au bord des autoroutes des forteresses au peuplement trié-largué.
 
Nous voulions que respirent les collectivités locales et que l'initiative soit rendue aux Elus, que la démocratie se revigore d'une meilleure participation civique, que par péréquation générale la solidarité lisse la citoyenneté dans l'ensemble du pays. Nous disions l'importance d'instaurer une politique de confiance sociale. Nous savions l'essoufflement de nos institutions et plaidions pour une sixième république. Nous étions audacieux sur l'économie sociale et solidaire, au service de l'homme.
 
Nous expliquions l'urgence d'une réforme fiscale adaptée à la dimension internationale des activités économiques, ajustée à l'appartenance de la France à l'Union Européenne, et conformément à la tradition radicale, soucieuse des capacités contributives de chaque partie. Nous proposions de renouveler l'exercice des libertés individuelles et des libertés publiques, de renforcer les associations, les syndicats, la presse, de moderniser la Justice. Nous préférions, résolument, une République rassurante à un Etat sécuritaire. Nous voulions ouvrer à la paix, hardiment et obstinément, par une diplomatie active au sein de l'Union Européenne et à l'ONU, afin de contribuer à stabiliser le Proche-Orient, l'Afrique des Grands Lacs et l'Europe des Balkans. Quatre années de querelles à la tête de l'Etat, des politiques publiques hasardeuses, des obsessions sécuritaires, des contre-pouvoirs muselés, des incompétences sublimées ponctuent un bilan d'Exécutif qui révèle bien la pertinence de nos
préoccupations et l'urgence de notre action.

Au cours de mes nombreux déplacements, tant lors du tour de France que j'ai refait dès 2002-2003 comme je l'avais promis, que des multiples conférences que j'ai été conduite à donner, soit par votre intermédiaire soit sur invitations extérieures, j'ai pu mesurer à quel point vous restez attachés à cette singularité qui fait que nous avons toujours quelques longueurs d'avance sur les enjeux de société. Et c'est sans ambiguïté que nous restons fidèles aux valeurs de tolérance, de solidarité et de justice. Alors que nos adversaires veulent chasser tous les métèques et traquer la délinquance à la maternelle, que nos alliés rétablissent les adolescents de troupe, nous participons au parrainage d'enfants expulsables. Nous nous sommes fortement mobilisés contre le CPE comme nous l'avions fait contre la guerre en Irak. Nous avons l'habitude de la clairvoyance.
 
Au Congrès du Parti Socialiste à Dijon en 2003, notre Président, tirant en notre nom les leçons du séisme civique et du fiasco politique du 21 avril 2002, a osé proposer que La Gauche se rassemble pour réfléchir et ouvrer ensemble. Nous en avons largement débattu, également soucieux à la fois de demeurer nous-mêmes et de permettre au camp du progrès et de la solidarité de reconquérir les moyens d'agir, pour revenir au plus vite et mieux armés aux responsabilités. Ce qui créa une saine effervescence chez nous fut tout juste poliment écouté par nos amis. De nombreux autres sujets nous ont permis de constater l'importance de notre contribution, donc de notre présence. Ayant eu l'opportunité de m'exprimer en conférences, débats publics ou ateliers sur des thèmes aussi variés que le statut des femmes, la laïcité, la refondation de la république, la solidarité Nord-Sud, l'économie sociale, les institutions européennes, les enjeux de la mémoire pour la cohésion nationale, je sais que non seulement nous ne pouvons sacrifier ces débats, mais que nos convictions sont irremplaçables.
 
Outre ce que nous avons apporté de significatif par notre campagne de 2002, nous avons participé à deux autres batailles qu'en temps utiles nous avons évaluées. Ce furent d'abord les élections européennes avec nos trois listes conduites par Jo Le Guen, Julien Duquenne et moi-même. Les conditions étaient difficiles, mais nous avons assumé nos positions, particulièrement sur les sujets sensibles et difficiles tels que l'ouverture de l'Europe à la Turquie. Jo et Julien ont fait de très belles campagnes. Ils ont creusé la place. Ils ont démontré que les rendez-vous électoraux sont d'inestimables occasions de dialogue et de promotion de valeurs autant que d'identité politique.
 
L'autre bataille fut le referendum sur le projet de Traité Constitutionnel. Il a divisé nos choix. Le Parti était majoritairement favorable au OUI. J'ai choisi de dire NON. Après mûre réflexion et moult tourments. Je continue à penser que la chance de l'Europe politique, c'est l'irruption des peuples dans la définition du destin commun, qu'il nous faut une véritable Constitution et que ce bel engagement doit conserver sa solennité, que le monde a besoin d'une Europe forte et confiante, pas d'un compromis qui s'excuserait presque, s'empressant de rappeler que la gauche majoritaire n'ayant pas fait mieux, ce n'est pas avec la droite majoritaire que l'on peut se montrer exigeant. Je crois profondément que la Paix est redevenue une mission cardinale de l'Europe, hors et sur son territoire.
 
Je pense encore que nous sommes fondés à avoir d'immenses ambitions pour l'Europe, parce que c'est l'horizon de la France, que c'est la fortune de l'Europe elle-même, que c'est le dégagement du monde. Pour avoir participé à nos séminaires consacrés à l'étude du traité, pour avoir animé de nombreux débats, pour avoir écouté avec curiosité et considération les arguments des uns et des autres, pour avoir exploré jusqu'à plus soif ce texte et suivi en attention et en tension chaque étape des travaux de la Convention, je sais à quel point, comme à l'accoutumée, nous avons pris cette consultation au sérieux.
 
Comme ceux de notre parti qui ont voté oui, j'ai des élans pour cette Europe que nous rêvons fédérale, instruite de la richesse de ses cultures et de ses territoires, qui a su élever les standards sociaux, la meilleure échelle pour les services publics, l'espace idéal pour de nouvelles conquêtes républicaines. La constance de nos convictions et de nos actions en faveur de la construction européenne, dont l'équivalent en France ne se trouve qu'à l'UDF, nous assure une marge de liberté pour dire, sans ambivalence, si nous pensons être sur le chemin du projet. Nous y sommes entrés en passion, nous en sommes sortis sans déchirements. A l'Université d'été d'Arles, comme l'année précédente à Ramatuelle, nous avons fait corps sur le fonds, nos motivations étant les mêmes, nos interprétations pouvant diverger en toute sincérité.

Toutes ces questions sont encore d'actualité. Nos solutions sont appropriées. Parce que nous le pensons encore, nous devons le redire.
 
Voilà pourquoi je suis candidate à l'investiture du Parti pour l'élection résidentielle et j'ai besoin de votre soutien.
par PRG 78 publié dans : Présidentielle 2007
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Lundi 19 juin 2006
Les programmes des partis de gauche sont le reflet de visions différentes du progrès social.
 
Le parti communiste et les mouvements trotskistes persistent à voir dans la lutte des classes le  moyen de changer le monde, et dans l'économie collective la réponse aux besoins de l'humanité.
 
La difficulté à dire ces préférences après les tragiques échecs du socialisme d'Etat au XX° siècle explique leur discours négatif. Ils ne peuvent être aujourd'hui que les partis du contre.
 
Le discours des radicaux de gauche est moderne en ce sens où il désigne le vrai terrain où doivent se porter les combats pour le progrès social : celui des entreprises, qui sont la réalité de l'économie mondialisée d'aujourd'hui. Ils disent que la gauche française doit enfin accepter cette réalité, et plutôt que de s'enfermer dans les idéologies du passé, œuvrer pour faire des entreprises les instruments de la démocratie économique et sociale.
 
Visiblement, le parti socialiste n'a pas encore choisi entre ces deux approches, proposant simultanément les solutions du passé, avec la renationalisation d'EDF, et celles de l'avenir, avec le partage de la gouvernance dans l'entreprise.
 
La gauche sera crédible lorsqu'elle saura offrir aux citoyens une vision claire et attractive de la société de demain : entre étatisme et collectivisme d'un côté, ou liberté d'entreprendre et solidarité de l'autre, il est temps de choisir.
 
Bernard CASTAGNEDE, Porte Parole national du PRG
par PRG 78 publié dans : Présidentielle 2007
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Lundi 29 mai 2006
Le 22 mai, une délégation du Parti Radical de Gauche a recontré une délégation du Parti Socialiste, en vue d'engager la réflexion sur l'élaboration d'une plate forme commune.

Le Parti Radical de Gauche, pour qui l'action politique républicaine doit d'abord reposer sur un programme, a défendu les dix priorités suivantes :

1/ La réforme des institutions. Le PRG tient à ce que soit engagée une réforme des institutions, visant notamment à l'indispensable limitation des pouvoirs de l'exécutif et à la restitution au Parlement de sa pleine compétence.

2/ La conception de l'économie. Pour le PRG, la gauche française doit enfin entrer dans la modernité et concevoir, avec la claire renonciation au dirigisme et au collectivisme, un modèle de développement économique et de progrès social fondé sur l'entreprise.

3/ Simultanément, le déploiement d'une économie associant les valeurs d'initiative individuelle, d'humanisme et de solidarité, doit se traduire par un projet de modernisation sociale de la grande entreprise. Celle-ci doit être conçue comme une communauté d'acteurs, dont les droits doivent recevoir une égale consécration, par des mesures tendant à une association des salariés à la gouvernance de l'entreprise ("la gouvernance partagée"), et à une répartition objective et équitable de ses produits entre salariés et actionnaires.
Le soutien à l'initiative individuelle doit être parallèlement encouragé par l'adoption d'un programme de développement de la petite entreprise.
Le soutien à l'économie sociale doit se traduire par l'adoption d'un code de l'économie sociale.

4/ S'agissant de l'orientation générale des politiques économiques, le PRG tient pour indispensable le maintien d'un objectif ambitieux de croissance économique, vecteur essentiel du progrès social interne et du rattrapage économique des pays en retard de développement. Le PRG s'oppose à toute idée de croissance zéro ou de décroissance, comme à tout projet qui prétendrait fonder l'avenir de l'humanité sur le rejet du progrès scientifique et technique.
Pour le PRG, la croissance doit s'apprécier, non seulement en termes économiques et financiers, mais aussi en termes sociaux et environnementaux.

5/ Le PRG est résolument en faveur de l'emploi durable dans l'entreprise. Celle-ci étant toutefois exposée aux aléas du marché, alors que tout individu a droit à la protection économique et sociale de la collectivité, il propose de fonder l'organisation sociale du parcours d'activité sur le double contrat. En même temps qu'il conclut un premier contrat avec une entreprise, le salarié en conclut un second avec un grand service public des ressources humaines. Celui-ci, associant Etat, collectivités territoriales, grands groupes de sociétés et groupements d'entreprises, doit assurer la protection de chacun face au risque de perte d'emploi, en termes de formation, d'offre de nouvelle activité, de garantie de la couverture sociale et, dans une limite soutenable, de pérennité de rémunération.
La formation, initiale et continue, assurée dans le respect des principes d'égalité et de laïcité, doit être un vecteur essentiel de la lutte contre toutes les formes d'exclusion.

6/ Budget-fiscalité. Le PRG est partisan d'une conduite responsable de la politique budgétaire, refusant les facilités d'un report des difficultés sur les générations futures par un excès d'endettement. Il est en faveur d'un renforcement des moyens financiers de l'Etat, aujourd'hui l'un des plus démunis d'Europe. La dérive de la dépense sociale doit être contrôlée par une réforme de l'organisation de la protection sociale, dont l'équilibre doit être assuré par une réforme de son mode de financement. L'indispensable effort fiscal doit reposer sur le rétablissement de sa juste répartition, au moyen d'une grande réforme, visant à fusionner par étapes en un vaste impôt personnel et progressif l'IR, la CSG et les cotisations sociales obligatoires. Le traitement fiscal des revenus des salariés et des actionnaires doit être rapproché. Parallèlement devra être entreprise la modernisation de la fiscalité des sociétés, par l'institution d'un impôt sur les bénéfices de type mondial et consolidé, évitant les délocalisations fiscales, et comportant une différenciation tarifaire permettant de favoriser l'emploi.

7/ Europe. Le PRG estime urgente une relance de la construction européenne. Afin de surmonter l'opposition, à gauche, entre adversaires et partisans de la Constitution européenne, il propose la substitution au projet de Constitution d'un simple projet de Traité, reprenant les parties I (réforme des institutions) et II (Charte des droits fondamentaux) du projet de Constitution, indispensables au fonctionnement de l'Europe à 25 comme au progrès des droits et libertés, et le renvoi à des approfondissements ultérieurs de la troisième partie (régulations économiques). Pour le PRG, l'Europe doit par ailleurs s'ouvrir à la Turquie et aux pays des Balkans, et y favoriser la garantie des droits de l'Homme et le respect des diversités culturelles.

8/ Sur les questions de société, le PRG demande qu'une priorité nationale soit accordée à l'objectif d'intégration républicaine des jeunes générations issues de l'immigration. Celui-ci doit être poursuivi, dans le respect d'un climat de confiance et de protection des libertés individuelles, par les moyens privilégiés de la formation et de la lutte contre les discriminations. Il réaffirme son engagement en faveur du droit de vote aux élections locales des étrangers non européens, ayant leur résidence durable en France et y acquittant leurs impôts. Il souhaite que s'engage le débat sur la fixation du droit de vote à 17 ans.

9/ Outre-mer. Le PRG regarde les collectivités françaises d'outre-mer comme des lieux où doivent s'affirmer avec une force égale le nécessaire déploiement des libertés et des cultures locales et l'esprit de solidarité républicaine. Il les regarde aussi comme des modèles de construction de sociétés multiculturelles, pouvant utilement inspirer la France métropolitaine. Pour leur développement économique, le PRG est en faveur de vigoureuses mesures de soutien aux secteurs productifs et innovants, plutôt que de promesses illusoires de transformation des DOM en autant de paradis fiscaux ou autres « zones franches globales ».

10/ Sur les questions d'immigration et de développement, le PRG considère comme nécessaire et prioritaire la définition d'une grande politique européenne de cohésion pour l'Afrique, dont la France doit être l'un des promoteurs, capable d'opérer une mise à niveau des PMA africains comparable à celle qui a permis, en 20 ans, le rattrapage économique de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce ou de l'Irlande.
par PRG 78 publié dans : Présidentielle 2007
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Lundi 15 mai 2006

PARIS, 15 mai 2006 (AFP) 

Le Parti radical de gauche a ironisé lundi sur la décision de François Bayrou de voter la motion de censure de la gauche, en affirmant que l'attitude du président de l'UDF ne s'expliquait que par sa  "fièvre présidentielle".

"Si la démocratie-chrétienne était à gauche, cela se saurait de longue date", a affirmé le PRG dans un communiqué. Selon le parti présidé par Jean-Michel Baylet, "il faut bien rapporter le geste de M. Bayrou à sa véritable et exclusive motivation" et "il s'agit à l'évidence d'un symptôme supplémentaire de la fièvre présidentielle".

Le président de l'UDF François Bayrou et le président du groupe à l'Assemblée Hervé Morin ont annoncé qu'ils voteraient la censure contre le gouvernement Villepin. Ils devraient être suivis par une partie des 30 députés UDF. Le débat sur la motion de censure contre le gouvernement aura lieu mardi après-midi. Le gouvernement Villepin ne risque pas d'être renversé, le groupe UMP disposant à lui seul de la majorité absolue.

par PRG 78 publié dans : Présidentielle 2007
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