PARIS, 11 mai 2006 (AFP)
Le PS et le PRG ont décidé de créer deux groupes de travail pour tenter d'avancer vers une alliance des forces de gauche aux élections présidentielle et législatives de 2007, selon un communiqué commun publié jeudi.
Le premier secrétaire du PS François Hollande et le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, entourés chacun d'une délégation, se sont rencontrés mercredi au siège du PS.
Les deux partis "ont abordé les perspectives politiques en vue des échéances de 2007". "Deux groupes de travail ont été créés, l'un portant sur la plate-forme programmatique commune, l'autre sur la répartition des circonscriptions pour les élections législatives", précise le communiqué. Ils "se mettront au travail dès" samedi.
Le PS a proposé il y a plusieurs mois l'élaboration d'un "contrat de gouvernement" des partis de gauche. Il s'est dit prêt à favoriser l'émergence d'un groupe parlementaire de ses alliés radicaux et Verts. Socialistes et radicaux, indique encore le communiqué, "se sont accordés pour déplorer la profonde crise institutionnelle qui fait suite à une grave crise sociale dont le président de la République, son gouvernement et sa majorité sont solidairement responsables". "Cette crise sans précédent justifie le dépôt d'une motion de censure qui associera les député(e)s des deux formations politiques", ajoute le texte.
PARIS, 4 mai 2006 (AFP)
Christiane Taubira, députée PRG de Guyane, s'est prononcée jeudi pour une régularisation des sans-papiers mais s'est dit opposée au concept d'une régularisation "systématique" qui pourrait "heurter" l'opinion française. Interrogée sur la chaîne LCI, Mme Taubira a affirmé qu'"une régularisation pourrait se concevoir" car elle ne concernerait finalement que "70.000 à 90.000 personnes, qui sont intégrées, qui travaillent et paient des impôts". "Mais, le concept même de la régularisation systématique est problématique" car "elle peut heurter", a-t-elle dit en plaidant pour que "le contenu et les répercussions" des régularisations soit mieux expliquées à la société française.
Par ailleurs, la députée de Guyane a rejeté l'existence d'une identité noire. "Noire, ce n'est pas une identité" mais il y a "des personnes qui subissent des discriminations du fait de leur apparence", qui "ne veulent plus le supporter" et qui "demandent une inclusion dans la République au nom de valeurs égalitaires", selon elle.
Interrogée sur l'humoriste Dieudonné, elle a répondu: "il n'est pas une aide et il n'est pas mon ami personnel". La députée a estimé "indéfendable qu'on mette en compétition des mémoires meurtries et blessées", dans une allusion aux propos de l'humoriste qui a été reconnu coupable d'incitation à la haine raciale pour avoir comparé les "juifs" à des "négriers".
Venant après les abus du 49-3, la promulgation de la loi que l'on entend ne pas appliquer, et autres démonstrations d'humiliation de l'institution parlementaire, l'affaire CLEARSTREAM illustre l'autre face du déséquilibre de notre République : l'hypertrophie d'un pouvoir exécutif qui se voit en héritier des monarchies de jadis.
Le changement de Premier Ministre n'aura pas, à lui seul, l'effet de rétablir le lien de confiance entre les français et leurs institutions. Qui peut croire que les pratiques auxquelles on assiste seront abolies parce que Matignon ou l'Elysée hébergeront de nouveaux occupants, quand ceux-ci pourront toujours se comporter en potentats ?
Les françaises et les français ne devront pas seulement, en 2007, choisir un Président. Ils devront lui confier clairement le mandat de réformer profondément nos institutions, pour faire enfin de la France une République moderne.
Pour le Parti Radical de Gauche, le chantier de la VI° République doit être une composante obligée du programme du candidat, ou de la candidate, de la gauche à l'élection présidentielle.
Les radicaux de gauche proposent de fonder l'emploi moderne sur le DOUBLE CONTRAT.
Lorsque, au sortir de sa formation, un jeune accède pour la première fois à un emploi, il doit conclure avec l'entreprise un contrat d'emploi, qui doit par principe lui assurer les conditions d'un engagement durable dans l'entreprise, et une pleine participation à la vie de celle-ci.
Le PRG propose que soit simultanément conclu par le salarié un second contrat, avec le grand SERVICE PUBLIC DES RESSOURCES HUMAINES qu'il est indispensable d'instituer et qui, associant l'Etat, les collectivités locales et les groupements d'entreprises existants, ou qu'il faudra créer, prendra en charge la sécurisation du parcours professionnel de tout individu.
En lui assurant, en cas de perte d'emploi, le complément de formation nécessaire au retour à l'activité, l'identification d'un nouvel emploi, et en tout état de cause la garantie d'une protection sociale continue, et celle d'une rémunération égale, sous certaines limites, à celle dont il bénéficiait dans le cadre de son emploi précédent.
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